Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon attendu ce week-end à Bukavu pour suivre la situation à l’Est de la RDC
Le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon est attendu samedi à Bukavu où il visitera l’hôpital de Panzi. Cette institution sanitaire qui tire curieusement sa renommée des affres de la guerre fait l’objet d’une attention assez particulière de la communauté internationale.
Son personnel en général et plus particulièrement le docteur Denis Mukwenge, ne finit pas de rafler des trophées, prix des Nations unies pour les droits de l’homme, lui décerné le 10 décembre dernier à New York par Ban Ki-Moon. Une autre consécration l’attendait quelques mois après ; le prix Olof Palme 2008 et celui des droits de l’homme de la République française, une année plus tôt. Ce dernier prix avait été remis à ce médecin en juin à l’hôpital même de Panzi par la secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des droits de l’homme, Rama Yade.
Et le 30 janvier dernier, jour de la remise du prix Olof Palme au docteur Denis Mukwenge, la France n’a pas tari d’éloges à l’endroit du bénéficiaire. Dans un communiqué conjoint du Ministre des Affaires étrangères et européennes Bernard Kouchner, et Rama Yade démontrent le mérite du médecin de Bukavu.
Pour eux, Denis Mukwenge « (...) plaide pour que cessent le scandale absolu des violences faites aux femmes et l’utilisation des femmes dans les conflits armés ». Ils renchérissent en affirmant « (...) qu’il (Denis Makwenge) dirige, (une) institution à la fois intelligente et généreuse, fondée sur la dignité des femmes, alliant esprit d’initiative et responsabilité médicale (...) ». En conclusion témoignent-ils, « (...) le docteur Mukwenge a donné aux femmes les plus fragiles, souvent les plus démunies, l’espoir et les soins indispensables à « une vie digne ».
L’hôpital de Panzi devient une « attraction » pour tout étranger ou autre visiteur dans la ville de Bukavu. Et ce, à cause de cette spécialité qui est devenue sienne en traitant particulièrement des femmes victimes de violences sexuelles. Ces femmes exposées à ces abus dans la province du Sud-Kivu en proie aux conflits armés, trouvent de l’assistance dans cet hôpital.
Celui-ci reçoit de nombreuses femmes rurales, des enfants et surtout des victimes de guerre. Et le docteur Mukwenge, spécialiste en gynécologie et obstétrique opère dans ce département où il s’est fait remarquer depuis plusieurs années. Deuxième lauréat africain du prix de l’Onu pour les droits de l’homme après l’ancien président Nelson Mandela de l’Afrique du Sud, Denis Mukwenge est monté sur le podium de l’Onu l’année passée aux côtés des autres sommités. Louise Arbour, l’Association Human Rights Watch et bien d’autres grandes personnalités dans le monde.
Ainsi, le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon va retrouver une nouvelle fois le docteur Mukwenge. Cette escale de Ban Ki-Moon à Bukavu sera l’une de nombreuses autres programmées au cours de cette tournée qu’il entreprend dès cette semaine en Afrique. L’Afrique du Sud, la Tanzanie, la République démocratique du Congo, le Rwanda et l’Egypte sont sur la liste, a annoncé dernièrement la porte-parole adjointe du secrétaire général de l’Onu.